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Compte à rebours
de Saviana Stanescu (Bucarest 2000),
traduit du roumain par
Mirella Patureau,
préface de
Marian Popescu,
avec le concours de la Maison Antoine-Vitez (2002).
ISBN 2-9516638-9-7 / 48 pages / 8 euros.
Commander : 01 40 24 00 55 / contact@sildav.org

Impudique et imprévisible, provocatrice et sans morale, Zozo est surtout fragile et instable. Une "sans domicile fixe" qui hante les trains, avec une obsession pathologique de l'amour maternel, qui cache mal des frustrations et des blessures précoces. Aux yeux d'une société hostile et obtuse, Zozo est sans doute folle et définitivement marginale, mais cette position décentrée lui permet en réalité le seul regard humain possible dans un monde insensible et mesquin. Une écriture directe, rapide, sans fioritures.
écrivain et journaliste, est née en Roumanie en 1967. Régulièrement jouées et publiées en Roumanie, en Europe et aux États-Unis, ses pièces ont été primées par Uniter et la revue Norii, et mises en scène notamment par le Royal Court Theatre de Londres, et au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis dans le cadre du programme "Du monde entier".


Le Septième Kafana
de Dumitru Crudu, Nicoleta Esinencu et Mihai Fusu (Chisinau 2001),
traduit du roumain par
Danny Aude Rossel,
préface de Chantal Lamarre,
avec le concours du Centre d'art Coliseum de Chisinau et du Centre national du Livre.
ISBN 2-915037-10-8 / 88 pages / 10 euros.
Commander : 01 40 24 00 55 / contact@sildav.org.

Elles voulaient sortir de la misère et désespéraient d'attendre des jours meilleurs. Toutes ont cru au travail et à la promesse de revenus décents en Europe occidentale. Elles ne savaient pas qu'elles seraient vendues. Les marchands d'esclaves leur confisquent leur passeport et le cauchemar commence dès les premières heures du voyage. Il s'agit en effet de les anéantir afin de briser toute velléité de rébellion en utilisant les armes les plus viles et les plus redoutables à l'endroit des femmes : viol, violences et sévices, chantage, épuisement. Le piège s'est refermé. Terrorisées, elles sont désormais les marchandises de bourreaux proxénètes sans scrupules ni états d'âme. Dépossédées de toute dignité humaine, elles sont envoyées en enfer. Le Septième Kafana est une tragédie contemporaine, construite à partir de témoignages et de récits recueillis auprès de femmes moldaves victimes de la prostitution forcée et des trafics d'êtres humains.

Dumitru Crudu, né en 1967, Nicoleta Esinencu, née en 1978, et Mihai Fusu, né en 1960, comptent pour beaucoup dans la nouvelle génération du théâtre moldave. Auteurs et metteurs en scène, ils ont reçu de nombreux prix, notamment d'Uniter, et leurs oeuvres sont diffusées en Allemagne, France, Italie, Roumanie, Suisse et Suède. Le Septième Kafana, créé en Moldavie, a notamment été représenté à la Biennale de Bonn, à Culture Commune, ainsi qu'à Alfortville dans le cadre de "Balkanisation générale" en 2002.

Mais, maman, ils nous racontent au deuxième acte ce qui s'est passé au premier
de Matéi Visniec (Bucarest 1985),
traduit du roumain par l'auteur,
préface de
Jean-Claude Drouot,
avec le concours du Centre national du Livre.
ISBN 2-915037-11-6 / 128 pages / 10 euros.
Commander : 01 40 24 00 55 / contact@sildav.org.


Un trou. C'est l'histoire vraie d'un trou. Un vrai trou. Revigorante allégorie de la séquestration en tous genres, le trou de Matéi Visniec secoue les puces des régimes totalitaires, arrache le bâillon de la résignation. Oui ! Percer l'ABCES, percer de part en part la pomme terrestre, faire SON trou. Trou tunnel, en hauteur, de puisatier. Trou évasion, trou de vie, un TROU VIVANT. PAR ICI, LA SORTIE ! On devine l'étonnement, la satisfaction puis l'hilarité du public roumain, stupéfait et réjoui. La première pièce de Visniec fut un coup de tonnerre, un pied de nez magistral, une parade, une déferlante. Revue de clowns. Pièce-jeu de massacre, absurde et mystique. Contagieuse et jubilatoire, comme si le théâtre et ses acteurs avaient égaré son mode d'emploi. THEATRE-FARCE, pièce labyrinthe, pièce attentat, pharmacopée salutaire. Mais, maman, ils nous racontent au deuxième acte ce qui s'est passé au premier a été la première pièce de Matéi Visniec créée en Roumanie après la chute de la dictature.

Matéi Visniec est né en 1956 en Roumanie. Dramaturge face à la dictature, il dénonce dans ses pièces la machine totalitaire, puis choisit l'exil en France en 1987. Ses pièces sont aujourd'hui jouées sur quatre continents, du Piccolo Teatro de Milan au Théâtre Maxime-Gorky de Berlin, en passant par Avignon, Limoges, Paris, Téhéran et Hollywood. Une quinzaine de ses pièces ont été éditées en français, et notamment Petit Boulot pour vieux clown (1987), Du sexe de la femme comme champ de bataille dans la guerre en Bosnie (1996), et L'Histoire du communisme racontée aux malades mentaux (1998).

Le Spectateur condamné à mort
de Matéi Visniec(Bucarest 1984
Traduit du roumain par : Claire Jéquier et Matéi Visniec
Préface : Gilles Losseroy
Ouvrage traduit et publié avec le concours de la Maison d'Europe et d'Orient.
ISBN 2-915037-21-3/ 104 pages / 10 euros.
Commander : 01 40 24 00 55 / contact@sildav.org.

" Mesdames et messieurs, il y a un criminel parmi nous! " annonce le procureur. L'accusation s'empare des planches et désigne, au hasard, un spectateur comme coupable. Coupable de quoi? Coupable de se taire, de ne pas réagir lorsque la justice dérape et délire. Mais peu à peu, de plus en plus seuls face à eux-mêmes, la cour et les témoins passent de l'accusation à l'autocritique : tout le monde est coupable lorsque la justice est une mascarade. Comédie noire mais endiablée, la pièce est un avertissement à tous ceux qui se croient à l'abri de la régression sociale. Elle figure parmi les premiers combats de Matéi Visniec, qui dénonce ici les parodies de justice, dont malheureusement aucune société n'a l'exclusivité.

Matéi Visniec est né en 1956 en Roumanie. Dramaturge face à la dictature, il dénonce dans ses pièces la machine totalitaire, puis choisit l'exil en France en 1987. Ses pièces sont aujourd'hui jouées sur quatre continents, du Piccolo Teatro de Milan au Théâtre Maxime-Gorky de Berlin, en passant par Avignon, Limoges, Paris, Téhéran et Hollywood. Une quinzaine de ses pièces ont été éditées en français, et notamment Petit Boulot pour vieux clown (1987), Du sexe de la femme comme champ de bataille dans la guerre en Bosnie (1996), et L'Histoire du communisme racontée aux malades mentaux (1998).

FUCK YOU, Eu.ro.Pa !
(Stuttgart 2003)
Sans sucre
(Zuckerfrei/Fără zahăr, Stuttgart 2005)
de Nicoleta Esinencu
Traduit du roumain et préfacé par : Mirella Patureau

ISBN 978-2-915037-36-4
Prix TTC : 11 euros
Nombre de pages : 80 pages
Genre : Pièce de théâtre

 FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! n’est ni une lettre d’adieu ni un message. C’est un essai, prévient la jeune fille. Dans cette Moldavie ex-soviétique, tout a la couleur et l’odeur de la merde, dit-elle. Et lorsque dans ce quotidien pénible se profile enfin la silhouette opulente d’une Europe de l’abondance, la désillusion arrive trop vite. Mais si le personnage, ou l’auteure en fin de compte, ne sait pas trop bien le pourquoi exact de ce cri, la souffrance est là, le ton est sincère et vrai.
Sans sucre nous situe dans l’univers d’un tandem frère-sœur, « en colère » contre leur famille, contre l’école, contre la société moldave « en post-transition », contre le reste du monde. La même violence et le même humour noir, en écho aux grands bouleversements politiques de la dernière décennie.

Nicoleta Esinencu s’inscrit dans une nouvelle génération d’auteurs qui, après l’écroulement des régimes communistes, n’ont plus besoin de dissimuler ce qu’ils ont à dire. Ainsi libéré, le ton est souvent violent ou impudique, sans aucun compromis. Mais c’est dans la vulnérabilité insoupçonnée de ces personnages insolents que se cache peut-être l’essentiel.

Nicoleta Esinencu est née en 1978 en Moldavie. Principale représentante de la nouvelle génération du théâtre moldave, également co-auteure du Septième Kafana, ses textes sont présentés à Avignon, Paris, Berlin, Bucarest, Montpellier et Moscou, ainsi qu’au Festival de Théâtre Européen à Düsseldorf et à la Biennale d’art contemporain de Venise. À cette occasion, FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! fera l’objet d’une question au gouvernement lors d’une session du parlement roumain.