|
Hôtel Europa Un hôtel de fortune, quelque part en Europe de l’Ouest, qui accueille des réfugiés, des rescapés, des rêveurs, des égarés. De chambre en chambre, on circule entre personnages et événements hétéroclites, qui parlent de perdition, d’amour, de mobilité, d’émigration. Dans chaque séquence, un témoignage de ces mutations profondes qu’ont connues les pays d’Europe de l’Est au cours des dix dernières années. Hôtel Europa est le scénario d’une vaste entreprise théâtrale, un canevas pour une création collective et déambulatoire aux multiples facettes, qui juxtapose des propositions théâtrales et dramatiques variées.
Quel est l'enfoiré qui a commencé le premier ? Sens, Joie, Foi, Espérance, Amour, Honneur, Péché sont les titres des sept cercles qui composent l'enfer "post-moderne" de Dejan Dukovski : démystification généralisée de toutes les valeurs, éclatement de l'unité du sens et de toute totalisation, fragmentation schizophrénique de la réalité. Dans un espace et un temps concentrés à l'extrême, chacun de ces cercles est un lieu de perdition où le vieux monde se meurt dans une convulsion de joie. Des personnages fantomatiques, ultimes témoins d'une humanité désorientée, s'affrontent dans de faux dialogues à la mesure de l'incommunicabilité générale. La violence couve, attend son moment, explose à la fin de chaque séquence. Tout est consommé. Le monde est un cirque. Aimer c'est mourir ou tuer. Le clown tue la ballerine parce qu'il l'aime ou parce qu'il doit porter au-delà des mots son dire d'amour... Sang et sperme se mêlent inextricablement dans un même sanglot. Erigon "Comment peut-on être ou ne pas être balkanique ? À cette question d'une évidente, quasi brûlante actualité, Jordan Plevnes répond par cette fable tragi-comique, cette farce si énorme qu'elles laissent loin derrière elles tous les thuriféraires de l'Absurde. [...] Rien n'est impossible en ces lieux où le vent de l'Histoire souffle toujours à contresens, où les métiers les plus enviés et les plus recherchés sont ceux de gardien de morgue et de maîtresse de mouroir. Au point que les charniers eux-mêmes finissent par devenir des lieux de jeux, d'enjeux macabres." Baril de poudre Auteur : Dejan Dukovski ISBN 978-2-915037-35-7 Traduit et publié avec le concours du Centre National du Livre, Baril de poudre, ce sont les destins de « gens ordinaires » qui s’enchevêtrent dans une atmosphère tragi-comique et absurde. Un chassé-croisé qui nous emporte, avec sa violence et ses drôleries, dans un labyrinthe où cohabitent la mort et la tendresse. Avec Balkans’ not Dead, on assiste à un recyclage postmoderne de la pièce fondatrice de la dramaturgie macédonienne : Les Noces de sang macédoniennes de Vojdan Černodrinski. Dejan Dukovski reprend l’histoire du meurtre sanglant de la jeune Cveta, symbole de la Macédoine, et pose ici la question de la possible renaissance des Balkans. Farce tragique, L’Autre Côté dessine les vies désorientées, désabusées, de quatre êtres au sortir de la guerre qui poursuit imperceptiblement ses ravages. Dejan Dukovski est né en 1969 à Skopje. Scénariste et auteur dramatique, il est le principal représentant de la nouvelle génération du théâtre et du cinéma macédoniens, connu surtout pour son scénario de Baril de poudre. Ses textes sont traduits, joués et publiés sur quatre continents où ils ont reçu de nombreuses distinctions, et notamment à la Biennale de Bonn et au BITEF de Belgrade. En France, on a pu voir ses œuvres présentées à la Comédie de Saint-Étienne et au festival d’Avignon, par Hubert Colas, Michel Didym et Dominique Dolmieu.
|
||||