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BOSNIAQUE

Si c'était un spectacle,
Le Diable des Balkans
et Le Cirque Inferno
d'Almir Imsirevic (Sarajevo 1997-2001),
traduit du bosniaque par Mireille Robin,
préface de Sava Andjelkovic,
avec le concours du Centre national du Livre.
ISBN 2-915037-12-4 / 208 pages / 15 euros.

Commander : 01 40 24 00 55 / contact@sildav.org.

Si c'était un spectacle est un jeu d'écriture en clin d'oeil à Raymond Queneau. Avec humour et dérision, l'événement disséqué prend forme : Sarajevo assiégée, un tramway qui descend la "Sniper alley", un tireur embusqué, un jeune homme qui meurt... A mi-chemin entre réalité et fiction, l'exercice de style implose et déborde du modèle.
En douze tableaux intitulés "hontes", Le Diable des Balkans nous plonge dans la vie du héros Jakob, inspirée du Slovène Vitomil Zupan, partisan puis écrivain. Du maquis jusqu'à la tombe de Tito, en passant par la prison et l'infirmerie, on le voit régler ses comptes avec les autorités yougoslaves et exprimer sa révolte contre l'édification communiste de la patrie.
Le Cirque Inferno, commande de l'Auberge de l'Europe, fait pour sa part référence à Shakespeare. La pièce, farcie de citations et d'autant de parodies, se déroule dans un climat burlesque : un clown, dans le public, interrompt à tout moment la représentation.

Almir Imsirevic est né en 1971 en Bosnie-Herzégovine. Auteur dramatique, scénariste, nouvelliste, auteur de critiques et d'essais sur le théâtre, il enseigne actuellement au conservatoire de Sarajevo. Ses textes ont reçu de nombreuses distinctions, dont le prix de la critique du MESS, et ont été présentés en Bosnie, en Slovénie, en Pologne, en Suisse, au festival Act'in de Luxembourg, au festival d'Avignon et à Paris lors de "Balkanisation générale".


La Roue de sainte Catherine
de Dzevad Karahasan (Sarajevo 1991),
traduit du bosniaque par Mireille Robin,
avec le concours du Centre national du Livre (2005).
ISBN 2-915037-18-3 / 152 pages / 10 euros.

Commander : 01 40 24 00 55 / contact@sildav.org

Sarajevo, 1609. Une période importante aux yeux de Dzevad Karahasan, car elle voit l’établissement en Bosnie, face à la monarchie absolue qui est de mise un peu partout ailleurs en Europe, d’un ordre social et d’une culture spécifiques, fondés sur la multiethnicité. On parle et on écrit alors à Sarajevo une multitude de langues, et toutes les religions du Livre y sont déjà présentes. En cette année 1609, un moine franciscain de Bosnie décide de monter, pour l’édification du peuple, une pièce de théâtre, un "miracle" intitulé La Roue de sainte Catherine. Cependant, il convient d’obtenir l’accord des autorités ottomanes. La question est posée au cadi, puis au mufti, et enfin au pacha, qui tranche. Il voit là en effet une excellente occasion de susciter des troubles, qui lui permettront d’asseoir son pouvoir : non seulement on peut, mais on doit jouer la pièce.

Dzevad Karahasan est né en 1953 en Bosnie-Herzégovine. Dramaturge, théoricien du théâtre, professeur de littérature, journaliste et enfin scribe municipal, il est surtout un écrivain confirmé. Ses œuvres ont reçu de nombreux prix en Europe, dont le prix international pour le dialogue interculturel, et deux d’entre elles ont déjà été publiées en français. Il vit actuellement entre Sarajevo et Graz, en Autriche.